Ah, ce pays étouffe sous le poids de la manipulation.

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Ce matin encore, une “surprise”, ou plutôt une confirmation de ce que beaucoup savent déjà : certains sont prêts à tordre la réalité jusqu’à la défigurer.
Des unes détournées, des propos déformés… et voilà qu’on fait dire à Ousmane Sonko exactement le contraire de ce qu’il a clairement expliqué.
Mais enfin, avec quoi écoutez-vous ?
Respectez au moins ceux qui prennent le temps d’écouter, de comprendre, d’analyser. Ceux qui maîtrisent encore le sens des mots.
On parle de “rétropédalage”, de changement de version sur la dette cachée. C’est faux. Totalement faux.
À la question sur la dette, il développe clairement le choix qui a été fait : celui du refinancement. Il explique la logique, les contraintes et la réalité de la gestion d’une dette publique.
Puis vient la question de relance de la journaliste :
« Mais vous auriez pu demander son annulation comme une dette odieuse ? »
Et que répond-il ?
“Vous utilisez le terme, je l’ai utilisé une ou deux fois. C’est toute une procédure. Je n’avais pas tous les leviers. Quand je parlais à certaines occasions, je parlais en tant que chef de parti politique. N’oubliez pas que je n’étais qu’un Premier ministre, avec des pouvoirs extrêmement limités dans ce pays.”
Tout est là.
Mais cette séquence suffit à certains pour crier au “rétropédalage”. Alors deux possibilités : soit ils savent et ils manipulent et c’est grave. Soit ils ne comprennent pas et c’est encore plus inquiétant.
Car sa réponse est limpide : oui, il a déjà qualifié une partie de cette dette d’odieuse. Oui, il a même évoqué son annulation… mais en tant que chef de parti.
En tant que chef du gouvernement, la réalité est différente. En tant que Premier ministre, il n’avait pas les leviers pour engager une telle procédure. Il le dit clairement : dans ce pays, un Premier ministre a des pouvoirs extrêmement limités. Ce qu’il souligne, ce n’est pas un revirement mais une incapacité institutionnelle.
Et pourtant, certains y voient un “rétropédalage”.Soyons sérieux.

Quant à l’autre polémique, le fait qu’il parle d’“une partie” de la dette, là encore, c’est de la mauvaise foi.
Tout le monde sait que toute la dette n’est pas “odieuse”. La dette cachée, les chiffres dissimulés : voilà ce qui relève de cette qualification. Mais la dette contractée dans les circuits normaux n’entre pas dans cette catégorie.
Alors non, il n’y a aucun revirement. Aucun recul. Seulement une explication lucide des contraintes du pouvoir.
Le seul “revirement”, peut-être, se trouve dans certains esprits trop étroits pour écouter sans préjugés.
Tout est là. Clair. Net. Sans ambiguïté.
Alors arrêtez.
Arrêtez de manipuler. Arrêtez de tronquer. Arrêtez de prendre les citoyens pour des spectateurs passifs incapables de comprendre.
Faites votre travail. Sérieusement. Honnêtement.
Sinon, d’autres le feront à votre place.
PMD

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